Surface

Printemps 2016

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Esquisses - 100x100x8mm (work in progress)

Grès blanc / Émaux

« En la regardant, on croit pouvoir la toucher. La toucher vraiment ? La toucher comment ? Nous ne faisons que la toucher à l’intérieur finalement. Nous pensons pouvoir la toucher réellement, matériellement. La sentir. Mais elle ne fait que fuir. Elle s’échappe de notre emprise, elle part entre nos doigts, elle évite les pores de notre peau. Nous n’atteignons jamais la surface, nous coulons instantanément. L’eau ne se touche pas. »

J’observais alors la surface de l’eau. Et j’essayer de ressentir son oscillation, d’effleurer son va et vient, de caresser juste le dessus de son clapotis. Je me heurtais à quelque chose d’impossible. Je veux dire que le mouvement de l’eau est tellement subtile, est-ce qu’il est réellement possible de le toucher ? Non. C’est comme ça qu’est né ce désir de capturer sa surface. Finalement, je me suis rendue compte que le seul moyen de toucher cette surface c’est lorsque l’eau laisse son empreinte. Sa trace dans le sable m’a toujours impressionnée. L’eau laisse sa trace dans le sable, sur mars, sur la pierre... Est-ce que je peux retranscrire cette surface ? Comment offrir cette possibilité de poser ses doigts sur un mouvement ?

Prototypes réalisés durant un stage avec Anne BULLIOT (céramiste) à l’Institut Européen des Arts de la Céramique. Ce projet est en cours de finalisation.